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Lectures du Dimanche 8 Octobre

02 octobre 2017 Actualités du CGI

Lectures du Dimanche 8 Octobre

Semaine du 2 octobre 2017 (référence : lectures du dimanche 8 octobre)

27ème Dimanche du Temps Ordinaire - Lectures : Phil. 4,6-9 ; Mat. 21, 33-43

« Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes. »

Réflexion vincentienne

En peu de mots, Saint Paul nous donne, dans sa lettre aux Philippiens de cette semaine, une recette pour le bonheur. Il nous dit : « Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes. Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le en compte.» (Vers. 6-8).

Clairement, il nous indique que si nous recherchons la vertu et nous présentons nos besoins à Dieu, nous n’avons aucun motif de nous inquiéter.

Le catéchisme de l’Église Catholique (#1803) présente la définition de la vertu : « une vertu est une disposition habituelle et ferme envers le bien. Elle permet à la personne, non seulement de réaliser de bonnes actions mais également de donner le maximum d’elle-même, de sa capacité et de son dévouement ». Ceci revient à dire que la vertu n’est pas une chose, ou un sentiment, mais une expression de notre volonté. Pour nous les catholiques, la vertu est un don de Dieu pour que nous soyons persévérants dans la sainteté, en réalisant la volonté de Dieu tout au long de notre vie. 

Dans le livre « Leadership mystique - Un modèle basé sur l’expérience Vincentienne », l’auteur indique que, tout au long de l’histoire, on a cherché à définir les vertus qui pourraient exprimer cette réalisation du bien. Trois moments de l’histoire furent particulièrement importants.

Dans l’Antiquité, Platon (Grèce – 348 av. J.-C.) définit quatre vertus fondamentales comme les Vertus de l’Homme ; Cicéron (Rome – 106 à 43 av. J.-C) les qualifiait comme « les quatre parties de la Vertu » ; et Saint Ambroise (330-397 apr. J.C.) les appela les Vertus Cardinales. Ces quatre vertus sont : la tempérance (ou modération de l’attraction pour les plaisirs et les biens), la justice (ou la constance à donner à Dieu et au prochain ce qui est dû), la prudence (ou discernement) et la force (ou la sécurité dans les difficultés). 

Au premier siècle de la chrétienté, Saint Paul définit ce que sont les trois Vertus Théologales (c’est-à-dire qui viennent de Dieu et qui fondent, animent et caractérisent les actions morales du chrétien) : la foi (la croyance en Dieu et sa révélation), l’espoir (le souhait de notre bonheur dans le Règne des Cieux et dans la Vie Éternelle) et la charité (ou l’amour de Dieu par-dessus toute chose, et de notre prochain comme de nous-mêmes par amour pour Dieu).

Beaucoup plus tard, à la fin du XVI siècle et au début du XVII siècle, Saint Vincent-de-Paul définit ce que nous appelons les Vertus Vincentiennes, qui sont au nombre de cinq et qui ont une énorme importance pour la définition de notre charisme vincentien :

  • la simplicité (ou parler en recherchant et pratiquant la vérité),
  • l’humilité (ou la reconnaissance que tout ce que nous avons de bon vient de Dieu) ;
  • la mortification (ou le contrôle des sens, des passions, des émotions, sans permettre que celles-ci portent préjudice à notre caractère rationnel),
  • la mansuétude (ou la capacité d’être ferme pour contrôler et gérer la colère)
  • et le zèle (ou la volonté infatigable de réaliser notre mission, le plan que Dieu a conçu pour nous).

Nous pourrions passer des jours à réfléchir sur chacune des vertus de ces trois groupes et de leur importance dans la vie vincentienne. Je crois qu’il est très important que nous le fassions, car cet ensemble de vertus devrait constituer une sorte de guide dans notre vie. Nous pouvons nous orienter dans notre service aux pauvres, dans notre famille, dans notre travail et dans notre vie chrétienne au sein de la SSVP.

Si nous cherchons à vivre ces vertus véritablement et recherchons Dieu sincèrement dans la prière, nous sentirons l’amour de Dieu se transformer en joie et réalisation pleine. Que pensez-vous si nous essayions de renforcer une de ces vertus chaque jour ? Si nous le faisons et nous l’offrons en prière à Dieu, au bout de douze jours, nous aurons fait tout un chemin de purification et de conversion.