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Lectures du Dimanche 5 novembre

30 octobre 2017 Actualités du CGI

Lectures du Dimanche 5 novembre

Semaine du 30 octobre 2017 (référence : lectures du dimanche  5 novembre)

Célébration de tous les fidèles défunts - Lectures : 1 Jean 3,1-3 ;  Matthieu 5,1-12

« Jubilez et réjouissez-vous car votre récompense dans les cieux sera grande ».

Réflexion vincentienne

Le sermon de la Montagne est peut-être le texte le plus beau et le plus important de l’Évangile. Nous y trouvons tous les principes de la vie chrétienne. Par-dessus tout, le sermon est un guide pour que nous soyons vertueux.

Le mot pureté apparaît aujourd’hui de façon identique aussi bien dans l’Évangile (Sermon de la Montagne), que dans la Lettre de Saint Jean. Saint Jean nous dit : « Nous savons que lorsque Jésus se manifestera, nous serons comme Lui, car nous le verrons tel qu’il est. Celui qui espère en Lui, se purifie lui-même, car Lui est pur. » Dans l’Évangile, Jésus nous dit : « Bienheureux ceux qui ont le cœur limpide, car ils verront Dieu ».

Dans les deux textes, nous trouvons la possibilité de voir Dieu comme Il est, c’est-à-dire, dans sa plénitude. Personne n’a jamais vu Dieu dans sa vie terrestre de cette manière. Même les plus mystiques qui purent voir Jésus, le virent sous une apparence humaine, car c’est ainsi que nous l’identifions. Mais comment Dieu va-t-il nous apparaître, lorsqu’Il se manifestera, que ce soit dans notre voyage dans la vie éternelle ou bien à la fin du monde ?

Jean nous donne une indication : nous le verrons pur. En plus, nous serons purs nous-mêmes comme Lui. Le mot pur signifie ici essence. L’eau pure est celle que nous pouvons trouver sous sa forme la plus propre, H2O pure, sans aucun mélange. Être pur veut dire revenir à ce qu’il y a de plus intime, à l’essentiel de nous-mêmes, comme Dieu nous a créés. Dieu nous a créés à son image et Saint Jean nous dit que si nous avons la foi, nous serons à nouveau comme Lui, c’est-à-dire purs. Et Jésus va plus loin : il dit que nous pouvons contempler Dieu, si nous cherchons à être purs, si nous recherchons à être semblables à Dieu.

Les deux lectures – Le Sermon de la Montagne et la Lettre de Saint-Jean – ont un ton de parousie, ou de fin des temps. Jean fait référence au « moment où Jésus se manifeste » et Jésus termine le Sermon avec la très belle promesse : « Jubilez et réjouissez-vous  car votre récompense dans les cieux sera grande. » Mais je voudrais souligner que Jésus mentionne deux fois que « le Royaume des Cieux (c’est-à-dire le Royaume de Dieu) appartient « à eux » (aux « pauvres en esprit et aux poursuivis par la Justice »). Mais dans beaucoup d’autres endroits de l’Évangile, Jésus dit que le Royaume des Cieux est ici, dans notre milieu. Ceci nous ouvre la porte pour dire que si nous sommes comme les béatitudes le préconisent, nous n’avons pas besoin d’attendre la parousie pour appartenir au Royaume et pouvoir contempler Dieu : nous pouvons le faire ici-même, dans notre vie sur terre.

Toutes les béatitudes sont extrêmement belles et nous pourrions écrire un livre pour chacune d’elles. Ceux qui vivent le charisme vincentien ont la grâce de chercher à les vivre toutes, car ils cherchent (ou devraient chercher) à être des saints tous les jours. Mais ces deux-là ont un sens vraiment spécial pour les vincentiens : « Bienheureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux » et «Bienheureux sont ceux qui sont poursuivis par la justice, car le Royaume des Cieux est à eux. » Elles résument ce qu’Ozanam vécut en tant que vincentien et sont intimement liées : la proximité et la ressemblance avec les Pauvres et la lutte sans limites pour la justice (au point d’être poursuivi).

Seul, celui qui connaît la pauvreté peut être pauvre en esprit. Et seul celui qui connaît le Pauvre et vit comme Lui connaît la pauvreté. Seul celui qui sait ce qu’est la justice (donner à Dieu et à autrui ce qui lui est dû) peut lutter pour elle. Et seul celui qui va à la rencontre de l’autre et ne le voit pas comme une personne normale mais comme un fils de Dieu, connaît la justice. C’est pour cela qu’il est bon d’être vincentien !