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Lectures du Dimanche 3 décembre

27 novembre 2017 Actualités du CGI

Lectures du Dimanche 3 décembre

Semaine du 27 novembre 2017 (référence : lectures du dimanche 3 décembre)

Dimanche d’Avent - Lectures : 1 Corinthiens 1,3-9; Marc 13,33-37

« Ce que je vous dis à vous, je le dis à tous : Restez vigilants ! »

Réflexion vincentienne

Dans l’Évangile de Marc sur lequel nous réfléchissons aujourd’hui, Jésus est très catégorique dans ses propos : « Attention ! Restez vigilants, car vous ne savez pas quand arrivera le moment. C’est comme un homme, qui, en partant vers l’étranger, laisse sa maison sous la responsabilité de ses employés, en distribuant les tâches à chacun. Et il a chargé le gardien de rester vigilant. Restez vigilants donc, car vous ne savez pas quand le propriétaire de la maison va rentrer : l’après-midi, à minuit, au petit matin ou à l’aube.

Ceci est l’Évangile du temps d’Avent par excellence : nous devons être préparés car nous ne savons pas quand le Seigneur viendra. Peut-être que Jésus parle de parousie, de la fin des temps, du dernier jour. Mais peut-être que Jésus parle du jour de notre mort : de même, nous ne savons pas quand elle va arriver et donc, nous devons être préparés.

En ces temps d’Avent, je pense que nous pouvons être un peu plus positifs : nous devons être préparés et toujours attentifs à l’arrivée de Jésus à Bethléem. Imaginons qu’aujourd’hui quelqu’un nous dise que Jésus est né et qu’il attend que vous soyez l’un des Rois Mages et que vous lui donniez un cadeau. Ce cadeau serait une feuille de papier, où vous écririez un résumé de votre vie, avec tout ce que vous avez fait en tant que fils de Dieu. Qu’écririez-vous ? Si vous vous sentez bien par rapport à ce que vous avez écrit, c’est le signe que vous êtes prêt et vigilant pour le jour où « le propriétaire de la maison viendra ».

Nous savons qu’il est très difficile d’être toujours prêt et vigilant, tous les jours, à toute heure, à chaque instant, et en recherchant toujours la sanctification. Seul Dieu peut nous donner la force nécessaire, car nous sommes fragiles, parfois nous tombons, parfois nous oublions Dieu et nous nous éloignons de lui. En ce moment, on réalise ce que Saint Paul nous dit dans la lecture d’aujourd’hui, dans sa Lettre aux Corinthiens : « Vous avez cru en le message de Jésus-Christ. C’est pour cela que, pendant que vous attendez que Jésus-Christ revienne, il ne vous manquera aucune bénédiction de Dieu. Ainsi, votre confiance en Lui sera sans faille, et lorsque Jésus arrivera, personne ne vous accusera d’avoir fait quelque chose de mal. Dieu vous a choisi pour que vous partagiez tout avec son Fils Jésus-Christ, notre Seigneur, et il tient toujours parole. »

C’est pour cela que si nous nous remettons aux mains de Dieu, Il nous donnera le don et la persévérance pour continuer à être vigilant en permanence.

Et il n’y a pas de meilleure façon d’être vigilant que de faire la volonté de Dieu pendant le service du Pauvre. Le Pauvre nous donne la capacité d’être vigilant à travers ce qu’Il nous enseigne. Si les Pauvres peuvent conserver leurs vertus dans leur pauvreté, pourquoi ne pouvons pas nous-mêmes être également vertueux ? Justement nous, à qui Dieu a donné autant de dons, à qui Il a donné autant de capacité pour servir « les plus petits. » Le service des Pauvres est notre garantie pour que nous soyons toujours vigilants, pour être préparés pour la venue du Seigneur, que ce soit le dernier jour, ou lors de notre mort ou encore dans la célébration de sa naissance.

Si nous allons chez le Pauvre dans les sens d’y trouver Dieu, nous n’avons pas besoin de nous préoccuper d’être vigilants, car nous anticipons alors la rencontre définitive avec Lui. Dieu donne au vincentien la tranquillité de réaliser la rencontre définitive (que ce soit la parousie ou sa naissance), chaque fois que nous allons chez le Pauvre. Et il en est ainsi car là est la véritable crèche, le foyer de ceux qui n’ont pas trouvé de lieu privilégié à l’auberge, mais qui furent marginalisés par la vie. Le vincentien est un véritable Roi Mage qui, illuminé par l’étoile, va à la rencontre de Dieu, qui naît et qui réside dans les périphéries, dans les favelas, dans les bidonvilles, dans les lieux où personne ne souhaite aller. Le vincentien est toujours vigilant, toujours préparé pour la rencontre avec le Seigneur !