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Lectures du Dimanche 29 Octobre

23 octobre 2017 Actualités du CGI

Lectures du Dimanche 29 Octobre

Semaine du 23 octobre 2017 (référence : lectures du dimanche 29 octobre)

30ème Dimanche du Temps Ordinaire - Lectures : 1 Th 1,5C ; Matthieu 22, 34-40

« Aime Dieu avec tout ton être, et le prochain comme toi-même ».

Réflexion vincentienne

Avant de réfléchir sur les lectures de cette semaine, il convient de faire une brève identification des groupes sociaux du temps de Jésus. Il y avait de nombreuses tribus en Israël, mais certains groupes se distinguaient : les Sadducéens, les docteurs de la loi, les Pharisiens, les Zélotes, les Hérodiens et les Esséniens. Dans l’Évangile de cette semaine, Matthieu raconte que les « Pharisiens avaient entendu que Jésus avait fait taire les Sadducéens. Alors ils se réunirent en groupe et l’un d’eux demanda à Jésus, pour le mettre à l’épreuve : « Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi ? » (Vers. 34-36).

Les Sadducéens étaient propriétaires de terres et membres de l’élite ecclésiastique. Le pouvoir en main, ils étaient intransigeants avec le peuple. Ce fut eux les responsables de la mort de Jésus, car ils collaboraient avec l’empire romain, sous peur de perdre leur position et privilèges. Les Pharisiens étaient nationalistes opposés à l’empire romain. Ils se composaient principalement d’artisans et de petits commerçants. Dans la religion, ils se caractérisaient par le strict respect de la Loi dans tous les domaines et situations de la vie quotidienne. C’est pour cela que, pour les Pharisiens, ce qui était important c’était le « texte » et non « l’esprit » de la loi.

Si Jésus avait « fait taire les saducéens », c’est parce qu’il avait un pouvoir et l’unique façon de s’y opposer était par la « preuve de la loi ». C’est pour cela que les Pharisiens posèrent la question concernant le plus grand commandement de la loi.

Jésus savait où ils voulaient en venir et n’hésita pas à commencer par le crédo de base (Shemà) du judaïsme qui se présente dans le Deutéronome (Dt 6,5). Il dit : « Tu aimeras le Seigneur de tout ton cœur et toute ton âme, et avec toute ton entente ! ». Ceci est le plus grand et le premier commandement (vers.37-38). Cela veut dire que nous devons aimer Dieu avec un amour total, qui contrôle nos émotions, dirige nos pensées et provoque chacune de nos actions.

Mais Jésus ajoute immédiatement le deuxième commandement « qui est similaire au premier », et il dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Toute la loi et les prophètes dépendent de ces deux commandements » (vers. 39-40).

Ces deux commandements sont essentiels pour le christianisme. En réalité, ce sont les commandements fondamentaux, en particulier pour les Vincentiens. Comme Dieu est présent dans notre prochain, et particulièrement dans le Pauvre, comme il est en nous, nous ne pouvons pas aimer Dieu sans aimer notre prochain. Mais il faut aimer le Pauvre d’une façon très spéciale : comme nous nous aimons nous-mêmes ; ni plus ni moins.

Sans aucun doute, la parole – ou la loi – est importante, l’évangélisation est importante, mais la foi et l’amour sont fondamentaux. Dans la Lettre aux Thessaloniciens de cette semaine, Paul renforce ce concept : « grâce à vous, la parole du Seigneur non seulement s’est étendue en Macédoine et en Achaïe, mais votre foi en Dieu s’est propagée partout.  De cette façon, nous n’avons plus besoin de parler, car les gens eux-mêmes racontent comment vous nous avez accueillis ». (vers.8-9).

Je termine cette réflexion avec une très belle phrase de Saint Auguste : « aime et fais ce qui te plaît. Si tu te tais, tais-toi avec amour ; si tu cries, crie avec amour ; si tu corriges, corrige avec amour ; si tu pardonnes, pardonne avec amour. Si l’amour est ancré en toi, tu ne donneras que des fruits d’amour ».