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Lectures du Dimanche 26 novembre

20 novembre 2017 Actualités du CGI

Lectures du Dimanche 26 novembre

Semaine du 20 novembre 2017 (référence : lectures du dimanche 26 novembre)

Solennité de notre Seigneur Jésus-Christ, Roi de l’Univers - Lectures : 1 Cor 15,20-26.28;  Matthieu 25,31-46

« Venez, bénis de mon Père ! Recevez comme héritage le Royaume que mon père vous a préparé depuis la création du monde ! ».

Réflexion vincentienne

L’Évangile de cette semaine est peut-être le texte le plus vincentien de la Bible. Il est vrai que, autant l’Évangile que la Lettre de Saint-Paul aux Corinthiens parlent de la parousie (manifestation de la fin des temps) et donc, de la vertu de l’espoir. Mais la façon dont le Roi juge ses sujets consiste à dire : « qui est vincentien peut s’asseoir à ma droite ».

Je ne comprends pas pourquoi il y a des personnes qui, même après avoir lu cette parabole, croient encore que nos œuvres ne contribuent pas au salut à la fin des temps. Jésus résume dans la même parabole les vertus de la foi, l’espoir et la charité. Par la foi nous croyons que, lorsque nous nous intéressons à l’un de ces « petits du Père », nous nous intéressons au Christ même. À travers l’espoir nous croyons que lorsque nous nous intéressons à l’un des petits, nous conquerrons un endroit très spécial près de Dieu (nous serons les brebis). Finalement, la charité, ou l’amour, en est le principe fondamental : aucun vincentien ne donne à manger ou à boire, ou ne reçoit un étranger ou ne va voir un prisonnier, s’il ne le fait pas par amour.

Il y a deux aspects intéressants dans cet Évangile et qui ont beaucoup à voir avec le charisme vincentien. En premier lieu, Jésus précise exactement envers qui nous devons pratiquer la charité. Ce n’est pas envers n’importe qui, mais envers les « plus petits de mes frères ». Ce sont ceux qui ne peuvent pas nous rétribuer, car trop petits. Ce ne sont pas les puissants ! Si nous faisons le bien aux puissants, ils peuvent nous récompenser en biens matériels ou en pouvoir ou gloire ici sur terre. Ceci n’a aucun mérite ! Ce ne sont pas ceux que nous aimons déjà ! Si nous faisons le bien seulement à ceux qui nous aiment, quel mérite aurait notre action ? Faire le bien à ceux qui nous aiment nous plaît et par là nous recevons notre récompense. Jésus  nous demande que nous le fassions avec ses petits, avec ceux que nous ne connaissons pas et que Lui met sur notre chemin : ce n’est pas un choix, mais une mission.

Ainsi, de la même façon que ce que Dieu fait pour nous, sans rien vouloir en échange, il le fait même sans que nous le demandions car Il connaît nos besoins, nous devons également servir ceux que Lui met sur notre chemin et qui ne peuvent pas nous récompenser.

En deuxième lieu, Jésus ne nous dit pas que qui ne fait rien restera au côté gauche du Fils de l’Homme. Il va plus loin : Il concrétise que ceux qui ne font rien n‘auront pas de place près du cœur de Dieu. C’est pour cela que si nous ne nous occupons pas des petits que Dieu met sur notre chemin, nous resterons à gauche, donc, nous irons au châtiment éternel qui n’est rien d’autre que la distance par rapport à Dieu ou l’absence de Dieu.

Qu’il est bon d’être vincentien et de sortir de notre zone de confort pour aller à la rencontre de l’étranger, du prisonnier, de celui qui a faim, de celui qui a soif, du plus petit parmi les petits ! La récompense pour cet amour ne dépend même pas de l’espoir du salut éternel, car nous sentons la proximité de Dieu ici sur terre, dans notre quotidien, dans l’acte même d’aimer.