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Lecture spirituelle du dimanche 27 Août

21 août 2017 Actualités du CGI Lectures spirituelles

Lecture spirituelle du dimanche 27  Août

Lecture spirituelle

Semaine du 21 Août 2017 (référence : lectures du dimanche 27  Août)

21ème Dimanche du Temps Ordinaire - Lectures : Rom 11,33-36- Mt 16,13-20

« Et vous, qui dites-vous que je suis ? » « Tu es le Messie, le Fils de Dieu vivant.»

Réflexion vincentienne

Les lectures de cette semaine traitent d’un thème compliqué, mais qui devient plus simple si nous prenons une position humble : la connaissance de Dieu.

Dans sa lettre aux Romains, Saint Paul nous dit : «  Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables ! De fait, qui a connu la pensée du Seigneur ? » Déjà dans l’Évangile de Saint Mathieu, Jésus provoque les apôtres en leur demandant : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ». Et Jésus explique : « Heureux sois-tu, Simon, fils de Jonas car ceci ne t’a pas été révélé par un être en chair et en os, mais par mon Père qui est aux cieux. »

Tout au long de l’histoire de l’Église, de nombreux philosophes et théologiens ont étudié la possibilité humaine de connaître Dieu, et en même temps, la relation de l’homme avec Lui. Ce sujet a été étudié, en particulier, par ce nous appelons la théologie négative ou apophatique. Malgré ce nom, la théologie négative n’a rien de mauvais : De façon simplifiée, elle dit qu’il est impossible de connaître Dieu, car Dieu est au dessus de toute description, de toute chose ; c’est pourquoi, il est seulement possible de décrire Dieu par ce qu’il n’est pas.

En particulier, Saint Jean de la Croix, percevait ce sujet depuis son aspect mystique, c’est-à-dire, du mystère de Dieu. Dans son livre classique « La nuit obscure », il montre que c’est Dieu qui opère lors de la purification des sens et de l’esprit, afin que nous puissions le comprendre. Et il ajoute que c’est par la « nuit obscure » que nous pouvons faire disparaître toutes les imperfections de l’âme, atteignant alors la perfection pour un entendement humain, mais aussi divin, de Dieu. Cela a lieu grâce au vide, à l’obscurité, afin que la lumière de l’âme puisse recevoir la lumière divine qui dépasse la lumière naturelle et nous permet de comprendre Dieu. C’est pour cela que, souvent, nous avons besoin de la souffrance ou du sentiment de vide, pour pouvoir connaître Dieu qui est et a toujours été en nous. En ce sens, comme Saint Jean de la Croix et Mère Térésa de Calcutta l’ont indiqué, la « nuit obscure » est un cadeau de Dieu afin qu’Il nous permette d’arriver près de lui. Cela semble compliqué, mais c’est extraordinairement beau.

Pour nous, les vincentiens, cette réflexion nous permet de mieux comprendre pourquoi Saint Vincent a défini l’humilité comme l’une de ses cinq vertus : l’humilité nous permet de remettre les choses aux mains de Dieu, à commencer par notre propre connaissance. Dans la même ligne de raisonnement, l’humilité nous permet de comprendre ce que Vincent voulait dire par le fait que « les Pauvres sont nos Maîtres ». Simplement parce que les Pauvres nous permettent de connaître Dieu.

Et comment cela se produit-il ? En fait, cela dépend uniquement de nous. Si nous voyons l’assisté comme une personne de plus que nous aidons, nous ne pouvons pas entrer dans le « vide », c’est-à-dire, nous de donnerons pas l’opportunité au Père de se révéler comme Saint Pierre l’a fait dans l’Évangile de cette semaine. D’un autre côté, si nous voyons l’assisté comme le Christ même et nous considérons la visite comme une opportunité unique pour que la lumière de notre âme puisse être remplacée par la lumière divine, tout change. La visite est, ainsi que la mystique de « la nuit obscure », un cadeau de Dieu, pour que nous puissions percevoir sa présence, même si notre intelligence n’est pas capable de la reconnaître complètement.

Prions avant chaque visite à l’assisté, afin que Dieu la transforme en un moment mystique et glorieux !