• Confédération Internationale

    de la Société de Saint-Vincent-de-Paul

    30 millions de pauvres aidés dans le monde

  • Confédération Internationale

    de la Société de Saint-Vincent-de-Paul

    "Je voudrais enserrer le monde dans un réseau de charité" (Frédéric Ozanam)

Retour à la liste des actualités

Lecture spirituelle du Dimanche 1er Octobre

25 septembre 2017 Actualités du CGI

Lecture spirituelle du Dimanche 1er Octobre

Semaine du 25 septembre 2017 (référence : lectures du dimanche  1er octobre)

26ème Dimanche du Temps Ordinaire - Lectures : Ph 2,1-11 ;  Matthieu 21, 28-32

«Ayez entre vous le même sentiment qui existe chez Jésus Christ»

Réflexion vincentienne

Être prostituée ou collecteur d’impôts au temps de Jésus était ce qu’il y avait de pire. Les prostituées étaient exclues de la société et les collecteurs d’impôts étaient considérés comme des voleurs. Jésus offense profondément les grands prêtres et les anciens du temple (les intellectuels et les puissants) en les qualifiant de « pires que les prostituées et les publicains ». Est-ce que Jésus voulait humilier les pauvres prostituées ou ceux qui étaient considérés comme des pécheurs (publicains) ?

Non ! Jésus voulait que les intellectuels et les puissants se réveillent et cessent de mal juger les autres, mais en s’observant eux-mêmes avant. Il précise qu’ils avaient rejeté Jean le Baptiste ; cependant, les pécheurs s’étaient repentis et se convertirent ; ils le rejetèrent LUI aussi. Jésus veut également que nous nous réveillions et que nous regardions à l’intérieur de nous.

Dans la parabole, il est raconté qu’un homme avait deux fils et, en se rapprochant du premier, il lui dit : « Mon fils, va travailler aujourd’hui dans ma vigne ». Il lui répondit en disant : « Je ne veux pas y aller », mais ensuite, repenti, il y alla. Et il se rapprocha de l’autre, et lui parla de la même façon ; il lui répondit : « Oui, seigneur, j’y vais » Et il n’y alla pas. Évidemment, l’idéal serait une conjonction de l’attitude des deux et que le fils qui n’y alla pas, fasse ce que son père lui avait demandé. Mais s’il en était ainsi, la parabole n’aurait pas le message que Jésus voulait donner aux prêtres et anciens du temple qui étaient considérés comme les gardiens de la loi : ils ne vivaient qu’en jugeant les autres par rapport à la norme, mais ils ne faisaient que peu de ce qu’ils prêchaient. Et ils n’étaient pas punis, car ils étaient puissants.

La réprobation de Jésus vise celui qui donne plus de valeur aux apparences qu’à l’essence, aux mots qu’à la pratique, à l’extérieur qu’à l’intérieur. Dans Matthieu, 7, 21, Jésus renforce cette idée en disant : « Ce n’est pas celui qui me dit: ‘Seigneur, Seigneur!’ qui entrera  dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. »

Cette réflexion va dans le même sens que celles que nous avons faites les dernières semaines.

En tant que vincentiens, nous avons la grâce de pouvoir faire beaucoup plus que parler. Ozanam nous demande, lors de notre action occulte, en peu de mots, que nous fassions ce que Saint Paul nous indique dans la lecture de cette semaine. Il dit : « Ayez entre vous les mêmes sentiments que ceux que Jésus Christ a eus, qui, malgré sa condition divine, n’a jamais considéré être l’égal de Dieu, mais s’étonna lui-même de prendre la forme d’un serviteur, fait semblable à ceux des hommes ; et, se montrant l’égal des autres hommes, il s’humilia lui-même par son obéissance jusqu’à la mort ». Verset (5-7).

Même si nous sommes « intellectuels et puissants », lorsque nous réalisons les visites, nos mots et nos connaissances ne valent rien s’ils ne nous vident pas de nous-mêmes et si nous n’acceptons pas la condition d’esclaves, qui nous met sur un pied d’égalité avec les assistés. Et je dirais même plus : nous rendant inférieurs à eux. En d’autres termes, plus qu’être le fils rustre qui, cependant, fit la volonté de son père, Dieu nous donne à nous, les Vincentiens, l’opportunité d’être un fils bien élevé qui dit « oui » et qui, en plus d’être bien élevé, fait la volonté du Père. Le choix ne dépend que de nous.

Et, en tant que vincentiens, nous avons l’opportunité de faire la volonté du Père, non seulement chez l’assisté, mais également au sein de la propre Société. Si tous les vincentiens sommes des serviteurs les uns des autres, nous vivons à la perfection et dans l’unité sur laquelle Paul insiste tellement dans la Lettre aux Philippiens de cette semaine. La SSVP est plus que la somme de ses membres : l’unité nous transforme en un réseau de charité qui peut faire beaucoup pour changer le monde, notre pays ou notre diocèse. Soyons comme le Christ : vidons-nous de nous-mêmes et remplissons-nous de la mission qu’Ozanam nous a confiée, dans l’union et le service du Pauvre et de nos confrères.